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Fin de parcours |
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Les décharges autorisées, maintenant appelées centres de stockage, sont et demeureront toujours nécessaires pour accueillir les résidus ultimes. Elles constituent le maillon final de toute filière de traitement des ordures ménagères et de déchets industriels. Dans leur concept actuel, elles sont encore nécessaires, même après la mise en place de moyens de réduction à la source, de tri, de valorisation et traitement pour stocker, jusquen 2002, les résidus fatals quil nest actuellement pas possible de supprimer ou de recycler. Les Déchets Ultimes est ultime au sens de la loi du 15 juillet 1975, modifiée par la loi du 13 juillet 1992, un déchet résultant ou non du traitement dun déchet, qui nest pas susceptible dêtre traité dans les conditions techniques et économiques du moment, notamment par extraction de la part valorisable ou par réduction de son caractère polluant ou dangereux. A partir du 1er juillet 2002, daprès la loi du 13 juillet 1992, les centres de stockage ne devront accueillir que des déchets ultimes. Dans le domaine des déchets ménagers, depuis la parution de la circulaire du 28 avril 1998, du ministère de lAménagement du Territoire et de lEnvironnement, la définition stricte du déchet ultime sest assouplie. Aujourdhui, en fonction du contexte, peut être considéré comme déchet ultime, un déchet qui provient, sous la forme dun refus, dune unité de compostage ou dun centre de tri. Lincidence géographique et le type dhabitat peuvent être pris en compte dans la définition des déchets ultimes. Les différentes catégories de stockage On peut rappeler la circulaire du 22 janvier 1980 qui distinguait trois types de sites au regard de la protection des eaux :
Les conditions de stockage des déchets en décharges contrôlées, tout comme le traitement physico-chimique ou lincinération, font lobjet dune autorisation dexploiter. Les décharges de classe III Elles sont, aujourdhui encore soumises au seul pouvoir de police du maire qui peut décider de les réglementer par voie darrêté municipal. Le ministère de lEnvironnement travaille à un renforcement de la réglementation. On constate dès aujourdhui que, sur certains sites importants, les exploitants sont de plus en plus vigilants sur la qualité des déchets entrants (strictement inertes : déblais, gravats, déchets de carrières, déchets de chantiers dépourvus des résidus combustibles, polluants, fermentiscibles). La liste actualisée des décharges de classe III étant difficile à fournir, il est donc conseillé de se renseigner auprès des communes concernées, de lUNED (Union Nationale des Exploitants de Déchets), de la DDE ou du Syndicat du Bâtiment du département concerné. Les décharges de classe II En ce qui les concerne, le texte applicable est larrêté ministériel du 9 septembre 1997. Elles peuvent recevoir les déchets ménagers et assimilés et les déchets industriels banals. Dici 2002, les déchets ménagers réceptionnés devront perdre les caractéristiques dultimes au sens de la réglementation applicable à ce moment. Les déchets industriels banals sont constitués par les catégories dénommées dans larrêté ministériel D et E, à savoir :
Les déchets interdits sont essentiellement les déchets dangereux, les déchets ayant un caractère radioactif, les déchets demballage valorisables, les résidus liquides, les pneus (à partir du 1er juillet 2002). Les exigences en matière de choix du site, les conditions daménagement et dexploitation sont renforcées, en particulier par la mise en uvre dune sécurité passive et active, le drainage et le traitement des effluents liquides et gazeux (biogaz). Les décharges de classe I Celles-ci ont déjà évolué vers la notion de centre de stockage de déchets spéciaux ultimes stabilisés. Larrêté ministériel du 18 décembre 1992, modifié le 18 février 1994, prévoit de naccepter sur ces sites que des déchets ultimes, progressivement stabilisés. Il fixe également des conditions très strictes de choix (terrains très peu perméables), daménagement (sécurité active et passive, réseau de drainage visitable) et dexploitation des sites. Lentrée des déchets nest possible quaprès une procédure préalable dadmission comportant notamment des analyses déchantillons, et un contrôle sur chaque envoi par un laboratoire situé sur le site. Les déchets admissibles sont fixés dans cet arrêté ; rappelons quils étaient regroupés en deux catégories A et B ayant chacune une échéance maintenant dépassée pour la stabilisation préalable à savoir :
Signalons quun texte (en préparation) a pour objectif dunifier les conditions dadmission, de simplifier lacceptation des déchets de catégorieC, production ponctuelle de terres provenant de réhabilitation de sites et sols pollués, et dassurer plus généralement la cohérence des catégories de déchets visées par les arrêtés de décembre 1992 et février 1994 avec celles mentionnées dans le décret sur les déchets dangereux du 15 mai 1997. Le PREDI a confié à une Commission dExamen (CODEX) le soin dexaminer tout nouveau projet douverture de Centre de Stockage de Déchets Ultimes (CSDU). Cette CODEX dont les membres ont été nommés par le Préfet de Région est présidée par le Président dEnvironnement-Industrie et comprend des représentants de ladministration, des collectivités locales, des industriels et des associations de défense de lenvironnement. NB : Dune façon générale les arrêtés préfectoraux dautorisation des sites de classe I et de classe II définissent les déchets admissibles et les procédures dacceptation. Les industriels producteurs de déchets, utilisateurs potentiel dun centre de stockage, doivent sinformer auprès de lexploitant du site et du service chargé de linspection des installations classées. |