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Déchets spécifiques |
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Aujourdhui, conséquence de notre mode de vie, les déchets ne cessent de croître en volume. Cest pourquoi la loi de juillet 1992 sur les déchets, vise à limiter leur production à la source, à mieux valoriser les résidus, notamment par réemploi, recyclage, pour nenfouir que les déchets ultimes à lhorizon 2002. Partant de lidée que certains déchets peuvent servir de matière première pour dautres usages (matières premières secondaires), les objectifs damélioration de la gestion des déchets et de protection de lenvironnement peuvent être réalisés. Le secteur du bâtiment et des travaux publics est un gros consommateur de matériaux et de matières premières et des exemples récents ont permis de vérifier, en grandeur nature, quil était possible de promouvoir certaines valorisations de déchets en faisant des économies sur deux plans :
En effet, certains déchets banals, tels que les plastiques, les pneus usagés, les déblais et gravats de démolition, les mâchefers* dincinération dordures ménagères catégorie valorisable ou encore les laitiers sidérurgiques représentent des volumes en adéquation avec les besoins en BTP et offrent sous certaines conditions des caractéristiques techniques similaires à celles des matériaux traditionnellement utilisés. Ces matériaux, utilisés dans des techniques éprouvées, permettent surtout de solutionner des problèmes géotechniques délicats (allégement, raidissement, renforcement ). Pour traiter lexemple des pneumatiques, il est très important de veiller au développement de la filière cimenterie et de la filière ouvrage en travaux publics, capables dabsorber la quasi-totalité des tonnages de déchets pneus produits chaque année. Les essais de valorisation de déchets en travaux publics sont déjà anciens. Pour être réglementairement et techniquement acceptés, dans les marchés de travaux publics, les matériaux doivent être dorigine contrôlée et les techniques faire lobjet de tests de validation poussés. Cependant, la diffusion de ces techniques se heurte encore aujourdhui à des difficultés dordre quelquefois technique et juridique, mais surtout au manque dinformation et de sensibilisation des donneurs dordre, des prescripteurs et des entreprises, ainsi quau flou réglementaire existant autour de lutilisation de matériaux secondaires. Il est donc indispensable que les maîtres douvrage publics prennent conscience de ce potentiel et soient clairement porteurs du message dintérêt général en privilégiant lemploi de ces matériaux issus des déchets.
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