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Déchets spécifiques |
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Définition Les déchets considérés comme inertes sont ceux ne subissant en cas de stockage, aucune modification physique, chimique ou biologique importante. Ces déchets ne se décomposent pas, ne brûlent pas et ne produisent aucune réaction chimique, physique ou biologique de nature à nuire à lenvironnement. Leur potentiel polluant et leur teneur élémentaire en polluants ainsi que leur écotoxicité doivent être insignifiants(1). Les déchets de chantier générés par le secteur du bâtiment sont actuellement estimés à 24 Mt/an au niveau national, soit un tonnage équivalent à celui des déchets des ménages. En région PACA, le gisement est estimé à 1,8 Mt. Ces déchets proviennent essentiellement des chantiers de démolition (45 %) et de réhabilitation (45 %), la construction neuve représentant une part plus faible (10 %). Souvent considérés globalement comme inertes, ces déchets sont actuellement valorisés sous forme de remblais ou stockés dans des décharges de classe III sans précaution particulière. Or ils contiennent des matériaux très hétérogènes et parfois fortement souillés. Ces déchets de chantier se décomposent en majorité de matériaux inertes (66 %), de déchets industriels banals (DIB) assimilables aux ordures ménagères (27 %) ainsi que de déchets industriels spéciaux DIS (6 %) et d'emballages (un peu moins de 1 %). Lorsquil y a mélange de différentes catégories de déchets, cest la catégorie la plus contraignante qui prime. Ainsi, dès lors quil y a mélange de DIB ou dinertes avec des DIS, lensemble du mélange devient DIS. Cet exemple met en évidence lintérêt de trier et de stocker de façon particulière ces déchets et notamment les DIS, sous peine de voir les coûts délimination inutilement grevés. La nécessité de ce tri se trouve renforcée par la loi sur les déchets du 13 juillet 1992 fixant comme échéance la date de 2002 à laquelle seuls les déchets ultimes pourront être entreposés dans les centres de stockage. Cette échéance laisse prévoir une raréfaction des sites de stockage, et une inflation des coûts. Lesprit de cette loi est dune part de promouvoir la valorisation des déchets et le développement des filières de réemploi, réutilisation, recyclage (valorisation matière) et lincinération (valorisation énergétique), dautre part de limiter les coûts liés au transport par traitement des déchets de proximité de leur lieu de production. Tout ceci induit le développement du tri sur chantier, dunité de regroupement et de tri adaptés au contexte technico-économique local. Le schéma ci-après présente un organigramme délimination des déchets et les coûts correspondants. (1) Source : Guide des déchets de chantiers de Bâtiment ADEME 1998 |