Déchets spécifiques

   
 
Déchets de la Bureautique, Produits électriques et électroniques en fin de vie
Les entreprises concernées

 

Le gisement des déchets des produits électriques et électroniques en fin de vie (PEEFV) s’élève à 1,5 Mt/an dont environ la moitié pour les équipements grand-public. Les principales catégories sont l’électronique industrielle, l’électronique grand-public, l’informatique, la bureautique et la téléphonie.

Ces produits ne sont pas des déchets ultimes étant donné leur composition en métaux ferreux et non ferreux facilement recyclables et en plastiques ayant au minimum un contenu énergétique à défaut d’être toujours recyclables. Certains composants, les condensateurs par exemple, peuvent toutefois être considérés comme des déchets ultimes.

Les produits professionnels et les gros appareils grand-public peuvent donc faire l’objet d’une collecte séparée puis de traitement et de valorisation dès lors qu’existe une filière appropriée.

La future directive européenne prévoit d’introduire la responsabilité des fabricants et importateurs dans le traitement de leurs produits en fin de vie. Cette obligation les amènera à choisir des acteurs professionnels adaptés à chaque catégorie de produits.

– Trois familles de débouchés et valorisation existent pour ces produits :

Valorisation pièces

Cette valorisation va de la récupération de quelques composants jusqu’aux opérations plus complexes de remise à neuf, rénovation, remanufacturage, reconditionnement…

Ce réemploi de pièces a cependant des limites : usure, obsolescence, nouvelle gamme de produits, coût de la récupération par rapport au coût de fabrication d’une pièce neuve. Il pose de plus une question : “Qu’appelle-t-on produit neuf ?”

Valorisation matière

Elle est très largement possible pour toutes les parties métalliques y compris les métaux précieux déposés sur les cartes électroniques.

Les verriers qui fabriquent les verres de tubes cathodiques ont de leur côté montré qu’il est possible de réintroduire du calcin de cône dans la fabrication des cônes neufs.

Valorisation énergétique

Certaines matières, notamment les plastiques qui ne disposent pas actuellement de suffisamment de débouchés, mais aussi des mélanges de petites pièces ne pouvant être triées et des résidus de broyage et de séparation métaux-plastiques, peuvent faire l’objet d’une valorisation énergétique.

– L’organisation de la filière passe par des actions à trois niveaux :

Collecte

Il s’agit de protéger ces produits de deux risques : la destruction s’ils sont ramassés en même temps que les encombrants et compactés, et la cannibalisation s’ils sont abandonnés sur le trottoir à portée de main des spécialistes de l’enlèvement sauvage des pièces ayant une valeur marchande, généralement en cuivre.

La reprise d’un appareil ancien au moment de l’achat ou de la livraison d’un appareil neuf de remplacement semble la solution la plus appropriée.

Démantèlement

Il sera nécessaire de démanteler, au moins partiellement, la plupart de ces produits, pour en extraire les tubes cathodiques ou pour enlever les composants dangereux ou susceptibles de gêner le traitement : condensateurs, piles et batteries, relais au mercure, certains fluides comme les CFC et les huiles.

Traitement

Il s’agira de l’ensemble des opérations à réaliser pour qu’un composant ou sous-ensemble récupéré puisse satisfaire au cahier des charges du débouché envisagé.