Déchets Industriels Spéciaux

   
 
Déchets toxiques en quantité dispersée (DTQD)
Les entreprises concernées

 

Production

> Des origines diverses…

Les Déchets Toxiques en Quantité Dispersée (DTQD) proviennent des ménages et d’activités diverses telles que le commerce et l’artisanat, les PME/PMI, les établissements d’enseignement et de recherche, les professions médicales, les laboratoires d’analyses.

Il s’agit de déchets spéciaux non biodégradables, toxiques ou dangereux en raison de leurs caractéristiques physico-chimiques. Ils sont produits en petites quantités, de nature et d’origine très variées, dispersées dans l’environnement donc difficilement mobilisables dans le cadre d’une collecte.

Ce sont principalement des solvants, acides, sels métalliques, produits chimiques de laboratoire, bains photographiques, peintures, piles, tubes fluorescents, mercure des thermomètres, produits de nettoyage, accumulateurs, huiles usagées, produits phytosanitaires, produits de nettoyage domestiques.

… difficilement contrôlables

Ces déchets sont trop souvent mal gérés :

  • mal identifiés et mal stockés, ils sont un risque pour le personnel à l’intérieur même de l’entreprise ou du laboratoire… ou pour l’enfant en "exploration" dans le garage ou l’armoire à produits d’entretien,
  • mal éliminés, ils constituent un danger pour l’environnement et les personnes. S’ils sont déversés à l’égout, ils peuvent perturber le fonctionnement des stations d’épuration ; rejetés avec les ordures ménagères, ils font courir un risque au personnel de collecte et aux installations de traitement ; abandonnés n’importe où, ils peuvent polluer le sol et les eaux ou dégager des vapeurs toxiques.

Comme leur nom l’indique, les DTQD présentent un gisement épars qu’il est difficile de quantifier. Une estimation réalisée par l’ADEME a montré que chaque année en France, 100 000 à 150 000 T de DTQD (hors déchets ménagers spéciaux) sont produits. En PACA, une évaluation très grossière les estime à 10 000 t/an.

La production de DTQD des ménages (déchets ménagers spéciaux) est estimée à 2 kg par an et par habitant (source Modecom).

Réduire et recycler

La réduction des quantités de DTQD passera par le développement de l’usage de produits propres, de la marque RETOUR développée par l’ADEME ou de technologies propres dans les entreprises, mais également, par une sensibilisation des utilisateurs et une modification de leur comportement. Voir le chapitre “Contexte”, rubrique “Mieux gérer, réduire à la source”.

Collecter

Dès 1989, l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse a décidé de favoriser et pérenniser la collecte et l’élimination des DTQD en conventionnant, à cet effet, des collecteurs de déchets spéciaux en petites quantités auxquels elle accorde directement des aides. Pour tout le Bassin, 35 collecteurs sont conventionnés dont 9 en Région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Traiter

Les procédés de traitement des DTQD ne diffèrent pas globalement des procédés utilisés pour les déchets toxiques produits en plus grandes quantités (incinération, traitements physico-chimiques). Le problème essentiel provient de la dispersion des déchets et se situe donc au niveau de leur collecte, puis du regroupement nécessaire pour les acheminer vers les unités de traitement des quantités importantes.

Information

Signalons la mise en place récente au sein de la CRCI d’une mission spécifique DTQD (en partenariat avec l’Agence de l’Eau Rhone Méditerranée Corse). La CRCI peut réaliser des diagnostics gratuits auprès des PME/PMI, et leur apporter toutes informations utiles pour la gestion des déchets.

CRCI Provence
Alpes Côte d’Azur Corse

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