Déchets Industriels Spéciaux

   
 
Emballages souillés
Les entreprises concernées

 

Généralités

Les emballages industriels utilisés pour le conditionnement des produits chimiques, parachimiques et pétroliers (fûts, bidons et contenants divers) représentent une source de déchets importante en volume et susceptible de contenir des résidus dangereux pour l’environnement.

Cadre réglementaire

Le décret du 13 juillet 1994, relatif aux déchets d’emballage dont les détenteurs finaux ne sont pas les ménages, fait obligation à tout personne qui produit ou détient des déchets d’emballages industriels ou commerciaux de les valoriser ou de les faire valoriser par réemploi, recyclage ou toute autre action visant à obtenir des matériaux réutilisables ou de l’énergie. Les emballages ayant contenu des matières dangereuses sont considérés selon la réglementation en vigueur de la même façon que le produit contenu et doivent donc faire l’objet d’un traitement spécifique.

Lorsque la valorisation est possible, elle doit se faire dans une installation agréée à cet effet et autorisée au titre de la réglementation des installations classées comme le sont également les unités de traitement (lavage…).

Réduire à la source – Faciliter la valorisation

Les principales solutions sont les suivantes :

  • opter pour la livraison en vrac,
  • utiliser des fûts ou des conteneurs navette,
  • négocier la reprise des emballages par le fournisseur,
  • développer le tri,
  • vider convenablement les contenants : un vidage mieux fait peut suffire, dans certains cas, à faire passer un emballage souillé de la catégorie des DIS à celle des DIB et permettre une économie importante sur le coût de traitement.
  • utiliser les services des sociétés de collecte gratuite pour certains emballages.

Traitement

La valorisation par lavage et le réemploi concernent les emballages de grande capacité (fûts supérieurs à 60 litres, conteneurs, citernes). Ils sont nettoyés (lavage à haute pression avec emploi, si nécessaire, de dissolvants) puis rénovés. Ils sont ensuite revendus pour un prix inférieur de 30 à 50 % par rapport aux emballages neufs correspondants.

Cette activité de lavage et rénovation est soumise à la réglementation relative aux installations classées. Les industriels producteurs doivent être vigilants sur les filières de rénovation de leurs emballages, mais aussi sur le devenir des eaux de lavage.

Les emballages qui ne sont pas rénovables sont traités en fonction des produits résiduels contenus. Selon les cas, ils sont décontaminés, puis valorisés sous forme de métal (ferraille) ou détruits par incinération en centre spécialisé après broyage préalable (le centre d’incinération doit être autorisé à cet effet).