Déchets Industriels Spéciaux

   
 
Déchets du raffinage et de la pétrochimie
Les entreprises concernées

 

Généralités

L'industrie régionale est fortement caractérisée par une importante activité de raffinage de pétrole (4 raffineries traitant un tiers des besoins nationaux implantées sur la zone industrielle de Fos, Lavéra, Berre, La Mède) et une forte implantation de la pétrochimie sur ce même secteur ainsi qu'à Château-Arnoux/St Auban (04).

Les flux de déchets générés par ces activités constituent la part prépondérante des déchets produits régionalement et traités par les centres spécialisés implantés en PACA (incinération, cimenterie).

Catégories de déchets et filières de traitement

Ces flux comprennent une large gamme de résidus que l'on peut regrouper ainsi avec leurs filières de traitement correspondantes :

> Résidus hydrocarburés

Boues et sédiments de fonds de bacs, de bassins de décantation, dénommés par les professionnels A.P.I. et C.P.I., déchets de maintenance et nettoyages...

Selon leurs teneurs en hydrocarbures, ces déchets sont soit valorisés (décantation, centrifugation, fondoir pour récupérer et réutiliser la fraction hydrocarbure), soit incinérés en centres collectifs, soit mis en centre de stockage (ex. : décharges de classe 1 ou 2).

Les boues éthylées (contenant du plomb) font l'objet de précautions particulières lors de leur incinération.

> Eaux mères de fabrication

Résidus organiques, résidus riches en valeur énergétique type “solvants”, ces déchets sont brûlés en cimenterie ou en centres collectifs d'incinération, selon leurs compositions physico- chimiques.

Les solvants à bon pouvoir calorifique et non pollués sont parfois revalorisés thermiquement dans les installations de combustion internes (chaudières, générateurs de vapeur).

> Catalyseurs et autres déchets contenant des métaux

Les catalyseurs à base de métaux précieux (platine, paladium...) ne posent pas de problème de récupération ; ceux à base de cobalt et molybdène sont aussi revalorisés par des unités spécialisées. A présent, la majorité des catalyseurs sur support alumineux utilisent la filière de valorisation en cimenterie, comme “ajout” aux matières composant le “clinker” ; ils ne sont plus mis en décharge.

Le mercure présent dans les dernières cellules d'électrolyse des saumures encore utilisées pour la production de chlore est traité à des fins de revalorisation, en particulier celui présent dans les matériaux lors du démantèlement des unités.

> Résidus divers de nettoyage, suies, cendres de combustion

Du fait de la composition initiale des “bruts” et de leurs origines géographiques, on retrouve dans ces résidus différents types de métaux, tels le vanadium, le cadmium… nécessitant une mise en centre de stockage de classe 1.

> Boues de station d'épuration

Les boues de station d'épuration sont, à ce jour, selon leurs caractéristiques, incinérées (résidus à caractère huileux), ou mises en centre de stockage (classe II ou I) pour celles provenant de processus d'épuration biologique.

Les boues de déminéralisation et de décarbonation sont généralement mises en centre de stockage de classe II ou, lorsqu'elles sont inertes, utilisées parfois comme matériau de remblai.

Ces boues font l'objet d'essai de biodégradation assimilable au compostage avec réemploi direct par le producteur ou utilisation comme produit de couverture de décharges.

> Déchets de fabrication de plastique : poudrettes, cires et autres

Lorsque cela est possible, ils sont retraités pour valorisation comme matière première de deuxième choix dans la fabrication de différents articles (piquets de vigne, bornes de signalisation, bacs, seaux, etc.).