Déchets Industriels Spéciaux

   
 
Boues de station d’épuration industrielle
Les entreprises concernées

 

Origines et Productions

Elles sont produites par des activités industrielles très variées comme le traitement de surfaces (boues d’hydroxyde métallique de station de type physico-chimique), le raffinage et la pétrochimie (boues de séparateur, décanteur et station d’épuration biologique), la chimie et la parachimie (parfumerie et arômes alimentaires, phytosanitaire), l’agro-alimentaire...

Traitements

Ils dépendent des origines et caractéristiques analytiques des boues produites ; à titre d’exemple et d’une façon générale :

  • Boues du traitement de surface (hydroxydes métalliques) : centre de stockage de classe 1,
  • Boues à haut pouvoir calorifique (riche en hydrocarbures, solvants, etc.) : incinération classique et/ou valorisation thermique en cimenterie,
  • Boues de station d’épuration de type biologique : centre de stockage de classe 2 jusqu’en 2002, biovalorisation,
  • Boues d’activité agro-alimentaire : valorisation agronomique.

Valorisation agronomique – cas de l’homologation du produit

Les déchets produits peuvent dans certaines conditions très strictes faire l’objet, par le ministère de l’agriculture d’une homologation comme produits commercialisables pour l’amendement des sols. Ils perdent alors leur condition de déchets.

Valorisation agronomique – cas des épandages

Nous attirons l’attention sur la spécificité de ce type de filière qui est encadrée par l’arrêté ministériel du 2 février 1998 et plus particulièrement les articles 36 à 42 (récemment objet de l’arrêté du 17 août 1998 – JO du 18 novembre 1998). Il s’agit plus précisément, dans le cadre de l’autorisation réglementaire (ICPE) à obtenir :

  • d’évaluer de façon très précise les caractéristiques physico-chimiques (et leur variabilité),
  • de procéder aux études agro-pédologiques sur l’aptitude des sols à recevoir les résidus et symétriquement l’aptitude des déchets considérés à amender des terrains donnés,
  • de réaliser un plan d’épandage prévisionnel,
  • de s’assurer de la traçabilité des résidus,
  • d’obtenir l’accord écrit des exploitants de parcelles agricoles.

N.B. Compte tenu de la complexité du sujet, il est recommandé aux producteurs de s’informer auprès des traiteurs des prescriptions techniques contenues dans les arrêtés préfectoraux d’autorisation (déchets admissibles, devenir après traitement) et de contacter le Service d’Inspection des Installations Classés. Il convient aussi de s’adresser à la Mission Départementale de Valorisation Agricole des Déchets, lorsqu’elle existe. (Cf. la Chambre Départementale et/ou Régionale d’Agriculture).