Déchets Industriels Banals

   
 
Ferrailles
Les entreprises concernées

 

Le terme de ferrailles (de fonte ou d'acier) désigne tous les déchets de fabrication et de transformation des métaux ainsi que des objets métalliques en fin de vie et mis au rebut.

Trois catégories sont à distinguer :

  • Les chutes propres à la sidérurgie.
    Ces ferrailles de qualités connues sont intégralement recyclées au sein même de l'usine ou bien font l'objet d'échanges mineurs entre sidérurgistes.
  • Les chutes des usines de transformation de nature et qualité très variables.
    Ces déchets transitent généralement par le négoce de la ferraille.
  • La ferraille de récupération.
    Elle comprend toute la fonte et l'acier inclus dans des objets mis au rebut ou démolis (épaves automobiles, charpentes métalliques, vieilles machines...).
    Le poste “épaves automobiles” devient un gisement de plus en plus important lié à une croissance annuelle de 5 % du parc automobile. Il existe trois centres de broyage dans la région.

Il existe de nombreuses filières de récupération avec des grossistes de grande taille maîtrisant tous les problèmes techniques.

Le recyclage est surtout le fait de la sidérurgie ou de la fonderie. Dans notre région, deux usines, Sollac-Fos et Ascométal sont de gros consommateurs de ferrailles. En 1997, la ressource nationale de ferrailles s’est élevée à 10,3 Mt, en hausse de 6 % par rapport à 1996. Corrigé du bilan import-export, l’approvisionnement des usines françaises s’est monté à 9 Mt en progression de 20 % par rapport à l’année précédente. Le taux de la consommation de ferrailles par rapport au total de la production d’acier a avoisiné les 50 % contre à peine 44 % en 1995.

En ce qui concerne la réglementation, seule la partie utilisée comme emballage est régie par le décret du 13 juillet 1994.

Les chutes de fabrication contenant des huiles doivent impérativement suivre une filière d'élimination appropriée.

Les dépôts de ferraille sont soumis à la nomenclature ICPE (nomenclature n°286) et à la circulaire ministérielle du 10 avril 1974.