Déchets municipaux

   
 
Déchets de la chaîne alimentaire
Les entreprises concernées

 

Déchets de la restauration et eaux grasses

Ils sont constitués des déchets organiques solides biodégradables de la restauration, issus de la préparation ou des restes des repas. Les déchets doivent être collectés dans des conteneurs agréés par les services vétérinaires et traités de manière à respecter la réglementation sanitaire pour pouvoir être utilisés en alimentation porcine.

Il peuvent également être traités dans des installations de compostage.

Huiles de cuisine usagées et autres corps gras

Ces déchets proviennent des industries agro-alimentaires, des restaurations privées et collectives mais aussi des particuliers.

Aujourd'hui, très peu de ces produits sont collectés. Le plus souvent, ils sont rejetés à l'égout ou avec les ordures ménagères entraînant des risques pour les installations de traitement (perturbation du fonctionnement des stations d'épuration, bouchage des réseaux) et pour l'environnement (dégradation des milieux aquatiques). Pourtant, ces déchets peuvent être valorisés dans l'industrie des corps gras (savonnerie, produits de beauté...) ou servir à l'alimentation animale.

L'ADEME a mis en place un réseau de collecte des huiles de cuisine usagées. Les collecteurs ayant passé un accord avec l'Agence s'engagent à :

  • assurer un service fiable et régulier,
  • déposer des conteneurs consignés, propres, prêts à recevoir des huiles et graisses de cuisine,
  • enlever ces conteneurs et les acheminer vers un centre de traitement où les produits seront purifiés pour être valorisés ou éliminés dans des conditions respectueuses de l'environnement.

En Provence-Alpes-Côte d'Azur, le gisement d'huile de friture est, en première estimation, compris entre 4 000 et 6 000 t/an.

Résidus de bacs à graisse

Les activités liées à la restauration et à l'industrie alimentaire génèrent des effluents dont la charge polluante interdit la mise au réseau d'assainissement sans traitement préalable. La réglementation prévoit l'installation obligatoire d'équipements permettant la séparation des matières décantables et des graisses dissoutes.

La collecte de ces produits se fait souvent avec les matières de vidange.

Leur élimination est principalement la mise en décharge, le traitement en station d'épuration ou l'épandage. Les déchets graisseux peuvent être aussi incinérés.

Les professionnels de l'assainissement ont mis en place des installations de traitement permettant la séparation de la graisse et de l'eau.

Déchets d'abattoirs

Les déchets d'abattoirs proviennent à la fois des opérations d'abattage proprement dit et des activités annexes. Ils constituent le “5ème quartier” (par analogie aux quatre quartiers de la carcasse) qui se divise en deux parties :

  • une partie comestible (les abats),
  • une partie non comestible (les issues, auxquelles il convient d'ajouter les matières stercoraires, les fumiers, lisiers et cadavres d'animaux).

La valorisation des os, déchets de viande, corps gras, pattes... est très développée et concerne pratiquement la totalité du gisement. La valorisation du sang, des fumiers et matières stercoraires est très variable selon les abattoirs.

Actuellement plus de 70 % de la production de sang est valorisée par les équarrisseurs sous forme de farine de sang.

Résidus des industries agro-alimentaires

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