Déchets municipaux

   
 
Traitements
Les entreprises concernées

 

Valorisation de la fraction fermentescible des ordures ménagères

La fraction fermentescible représente environ 25 % des déchets ménagers soit environ 550 000 t/an pour la région.

Etant donné le pouvoir de forte dégradabilité biologique de ce déchet organique très humide, il existe deux possibilités de valorisation en aval d’un tri sélectif :

  • par compostage aérobie,
  • par méthanisation (fermentation anaérobie).

Cette valorisation permet de récupérer un amendement organique de bonne qualité et le gaz produit constitue une source d’énergie non négligeable.

La valorisation biologique de qualité nécessite de toute façon une collecte séparative de la fraction organique fermentescible. Elle ne peut donc être mise en œuvre que dans le cadre d’une approche multifilières (collecte séparative, tri, valorisation matière, valorisation biologique, valorisation énergétique) qui est préconisée par la loi du 15 juillet 1975 (complétée par la loi du 13 juillet 1992).

nités de méthanisation

Toute matière organique humide en décomposition à l’abri de l’air (voie anaérobie) constitue une source d’énergie. Le gaz de fermentation plus communément appelé biogaz contient entre 50 % et 60 % de méthane, le reste est constitué de CO2 et de quelques traces de gaz malodorants (H2S, mercaptans).

Les sources potentielles de biogaz sont les suivantes :

  • déjections animales
  • fractions organiques humides des ordures ménagères, des déchets de marché et des déchets agricoles
  • eaux usées chargées en matières organiques de certaines activités industrielles (principalement les industries agro-alimentaires)
  • les boues d’épuration des eaux résiduaires domestiques.

Après tri sélectif à la source, une tonne de déchets organiques d’ordures ménagères produit l’équivalent de 80 litres de fioul. Afin de limiter le tonnage de déchets incinérés, et en particulier de déchets humides au pouvoir calorifique faible, la méthanisation peut être une solution alternative intéressante.

Unités de compostage

Tous les déchets fermentescibles provenant d’ordures ménagères, déchets végétaux publics ou privés, boues de stations d’épuration, peuvent être compostés après broyage pour faciliter leur fermentation en système aérobie.

Aujourd’hui, on s’oriente vers des installations de compostage de produits pré-sélectionnés : déchets végétaux et/ou fractions fermentescibles (organiques) des ordures ménagères préalablement isolées par des collectes sélectives.

Unités d'incinération d'ordures ménagères et de résidus urbains

L’incinération est une technique de traitement des résidus urbains ou d’une fraction de ceux-ci par combustion de la phase organique dans des fours spéciaux adaptés aux caractéristiques des déchets (hétérogénéité, pouvoir calorifique).

Sa principale caractéristique en terme de traitement, outre la minéralisation quasi totale des déchets, est la réduction de 70 % de la masse des produits et de 90 % du volume.

L’incinération doit être menée dans les conditions optimales et assortie d’un traitement des gaz de combustion (dépoussiérage, neutralisation, piégeage des métaux lourds, conformément au décret ministériel du 21 janvier 1991).

Cette technique de traitement doit s’accompagner également d’une valorisation énergétique ainsi qu’éventuellement d’une valorisation matière lorsque les sous-produits solides (mâchefers) sont utilisés en technique routière.

Pour la région PACA, d’après les études 1995-1996 des Plans Départementaux, 23 % du poids des déchets ont été traités au niveau des 5 unités d’incinération avec récupération d’énergie et 8,2 % au niveau des 17 unités sans récupération d’énergie.